Les Coupes : une lecture/projection

proposée par Muriel Martin et Philippe Bazin

Samedi 18 février 18h00


Alors qu’une partie du projet photographique de Philippe Bazin est exposé à l’Abbaye de
Corbigny du 4 au 28 février 2017, l’ensemble des photographies sera projeté en ouverture de
la séance à la suite d’une très courte introduction du photographe, puis Muriel Martin lira le
texte qu’elle a écrit en réaction aux photographies. Ainsi, le projet dans son ensemble sera
présenté, constitué à la fois de photographies et d’un texte.

Le dispositif de la projection/lecture constitue en lui-même une part de l’exposition.

Ce projet est aussi celui d’un livre, à paraître fin 2017.

Durée 1h30.

Muriel Martin (1975) est aide-soignante à domicile rattachée au centre social de Moulin-
Engilbert (Nièvre), fille aînée d’une famille d’agriculteurs installés à Montigny-sur-Canne
(Nièvre) depuis plusieurs générations. À la suite des photographies du livre, Muriel Martin a
écrit un texte portant à la fois une dimension sociologique et une dimension littéraire. C’est
son premier écrit, une voix qui vient du terrain, de ceux qui normalement ne prennent pas la
parole.
Philippe Bazin (1954) est photographe, artiste, et professeur de photographie à l’École
Nationale Supérieure d’Art de Dijon. Il est Prix Niépce (1999), lauréat de la villa Medicis
Hors-les-Murs (2001) et allocataire d’une bourse de recherche du Centre National des Arts
Plastiques (2009). Ses oeuvres figurent dans de nombreuses collections publiques : Fonds
National d’Art Contemporain, Musée d’Art Moderne de Paris, Bibliothèque Nationale, Musée
d’Art Contemporain de Lyon, etc. (www.philippebazin.fr)

Les Coupes présente la vie quotidienne d'une famille d'agriculteurs français en 2015,
partagés entre monde moderne technologique et tradition immémoriale. Les machines se
déploient partout, mais on tue encore les animaux de la basse-cour comme depuis toujours.
Les machines passent alors au second plan, les corps des fermiers dominant tout l'espace du
travail et le corps des bêtes. Une transmission permanente des gestes est à l'oeuvre. La beauté
est dans tous les corps des hommes. Le corps des bêtes organise l’espace de travail